Malick Sidibé est né à Soloba au Mali en 1936.
Il fut d’abord berger, bouvier et cultivateur.
Il fait ensuite des études de dessin et de bijoutier à l’école des artisans soudanais (devenu Institut national des arts de Bamako) à Bamako.
En 1955, il entre au studio « Photo service » de Gérard Guillat-Guignard avec qui il apprend la photographie. Il ouvre son premier studio en 1958.
En 1962, il ouvre son studio à Bamako, dans le quartier Bagadadji où il y restera toute sa vie, et se spécialise d’abord dans la photographie de reportage, notamment dans les soirées de jeunes de la capitale malienne.
Dans les années 1970, il se tourne davantage vers les portraits pleins de malice réalisés en studio.
Les premières Rencontres africaines de la photographie à Bamako en 1994 permettent à Malick Sidibé d’accroître sa réputation. Il expose alors dans des galeries en Europe (comme la Fondation Cartier à Paris), aux États-Unis et au Japon.
En 2003, Malick Sidibé reçoit le prix international de la Fondation Hasselblad. Il est le premier Africain à recevoir ce prix.
Le 10 juin 2007 , il reçoit un Lion d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière à l’occasion de la 52e Biennale d’art contemporain de Venise.
Le 23 juin 2009, il remporte le prix Photo España Baume & Mercier 2009 pour son travail de portraitiste et, la même année, le World Press Photo dans la catégorie Arts and Entertainment.
Les Rencontres d’Arles de 2016 le mettent à l’honneur dans « Swinging Bamako », exposition de la séquence « Africa Pop ».
Il décède le 14 avril 2016 à Bamako.

Bel Oeil a toujours été sensible au témoignage de Malick Sidibé, à son regard amusé porté sur ses contemporains, sa poésie.

 

2 oeuvres font partie de la collection Bel Oeil :

  • Le Boxeur, 1966 – 2010
  • Jeune homme pattes d’éléphant avec sacoche et montre, 1977 – 1998